À la suite des annonces gouvernementales du 26 octobre, Franck Leroy, président de la Région Grand Est, appelle à saisir les ouvertures proposées pour construire une sortie de crise. La réduction des effectifs en seconde, les places supplémentaires dans l’enseignement supérieur et les évolutions de l’orientation répondent à des préoccupations réelles. Elles doivent désormais se traduire en engagements précis et financés.
« Il faut savoir reconnaître une avancée, même lorsqu’elle ne répond pas à toutes nos attentes. Ces dernières semaines ont éprouvé les élèves, les personnels et les familles. Notre responsabilité est de faire aboutir le dialogue, avec la même exigence sur les moyens que sur les résultats », déclare Franck Leroy.
Sur Parcoursup, le Président défend une réforme qui corrige les difficultés et capitalise sur les acquis. Davantage de transparence et un meilleur accompagnement sont nécessaires. Mais la fin du tirage au sort, l’accès facilité à l’information et les possibilités ouvertes aux boursiers doivent être préservés. Un jeune des Ardennes ou de la Meuse doit pouvoir connaître les mêmes possibilités d’études qu’un jeune de Paris. Changer de plateforme ne suffira pas : il faut aussi développer les places de formation en tenant compte des débouchés sur le marché du travail.
Le Grand Est poursuit son effort pour améliorer les conditions d’études. Entre 2016 et 2026, les crédits d’investissement consacrés aux lycées sont passés de 153 à près de 249 millions d’euros, soit une hausse de plus de 62 %. Sa connaissance des établissements et ses programmes d’investissement, notamment Lycées verts, constituent une base solide pour mobiliser les nouveaux dispositifs et accélérer les opérations qui peuvent l’être.
Première Région à s’être engagée dans le dispositif de prêts bonifiés avec la Caisse des Dépôts et Consignations, dès l’été 2026, le Grand Est accueille favorablement son élargissement annoncé par le gouvernement. Mais un prêt reste une dette à rembourser : il ne remplace pas des ressources durables. Franck Leroy partage donc la demande de Régions de France de faire évoluer le projet de loi de finances pour 2027 afin de préserver leur capacité d’investissement.
« Le Grand Est a fait des choix forts pour ses lycées. Les annonces du gouvernement peuvent nous permettre d’aller plus loin, à condition que les décisions budgétaires accompagnent cette ambition. Pour investir dans la durée, nous avons besoin de stabilité et de visibilité. C’est sur ce point que nous attendons encore des avancées. Nous poursuivrons les échanges avec exigence et avec la volonté d’aboutir : les lycéens doivent en voir les résultats dans leur quotidien », conclut Franck Leroy, président de la Région Grand Est.
