Une première concentration de poids lourds de collection réussie au Val-d’Ajol

C’est un beau coup qui a été mis sur pied et surtout… sur roues par l’association « Les Gros Volants Ajolais » qui organisait sa 1ère concentration de poids lourds de collection au lieudit «l’hôtel enfoncé ». Camions, autocars, engins originaux, mais encore moteurs fixes ont ravi un public nombreux. D’autant que le cadre de la manifestation, à l’entrée de la forêt, demeurait idéalement choisi pour cette présentation inédite. Une découverte fort intéressante qui a permis à beaucoup de se replonger dans le passé avec les marques Berliet, Saviem ou encore les moteurs Saurer.

Il y avait assurément à voir en se remémorant certains modèles qui ont fait connaître d’autres grandes marques qui n’ont cessé d’évoluer aujourd’hui sur le marché européen. Et de constater aussi à plus petite échelle l’existence, après le second conflit mondial, d’ingénieux artisans mécaniciens dans les villages de nos s contrées vosgienne et haut-saônoise. A partir d’anciennes voitures des années 1920-30, ces dernières étaient ainsi transformées en une espèce de tracteur.

Pour ce faire, la caisse des autos demeurait coupée au niveau du pare-brise et une deuxième boîte de vitesses était installée afin de maîtriser la force de la vitesse. Idéal pour tirer un chariot et entraîner la barre de coupe pour faucher l’herbe… L’on pouvait ainsi voir ce week-end les restes d’un tracteur agricole transformé à l’époque par un certain « Lulu » en utilisant comme base une Peugeot 201 B.

Histoire de nous rappeler aussi qu’un peu plus tard, à partir de 1948 avec le plan Marschall, les américains équipaient nos campagnes avec les célèbres « I.H. » et « Massey-Harris-Fergusson »… Mais une chose est sûre, en ce 1er week-end d’août 2019, il y avait des dizaines de véhicules et de camions qui avaient la cote sur les hauteurs du Val d’Ajol.

Bravo à l’association « Les Gros Volants Ajolais » pour cette remarquable présentation. Une première digne d’intérêt qui assurément en appelle une seconde dans un un an ou deux…

Article et photographies : Denis Philippe.