Remiremont – Pour la ville, la crise sanitaire représente un coût de 300.000 €

La crise sanitaire due au Coronavirus laissera aussi des traces dans les finances de la ville.  Alors que le maire évoquait « un budget ric-rac » (notre autre article ici), il chiffrait aussi les effets de la crise sur les finances communales,  annonçant ainsi un coût de 300.000 €. Avec des services perturbés ou fermés, des recettes en moins et des dépenses imprévues afin de faire face à la situation du moment. Mais bien entendu, si l’argent est une chose, l’aspect humain se devait de passer en 1ère ligne. L’urgence était bien là !

Le maire romarimontain ne s’en cache pas. La crise sanitaire aura eu ses effets sur le fonctionnement de la vie municipale. Une crise qu’il aura fallu gérer en ayant la bonne intuition et les meilleurs réflexes. Avec aussi toutes les incidences sur la vie de la cité. Un lourd poids sur les épaules, assurément.  Après le ouf du soulagement, l’heure du bilan a cependant sonné. Et qui dit bilan, parle bien évidemment d’un coût. De l’ordre de 300.000 € pour les finances de la ville, un chiffre que Jean Hingray n’a pas caché en recevant  les médias locaux ce dernier vendredi.

Outre les mesures prises et les effets qu’elles ont engendré côté dépenses, il y a eu aussi les nombreux manques à gagner. Des rentrées d’argent ainsi gelées : musées fermés, pas de location de salles (centre culturel, palais des congrès notamment), stationnement et terrasses gratuits en ville, avec pour le 1er un effet prolongé jusqu’au 30 mai dernier et pour les terrasses une gratuité maintenue jusqu’à la fin de l’année. Un geste de soutien pour les cafetiers et restaurateurs de l’ordre de 25.000 €.

Quant à l’impact sur le stationnement durant ces quelques dix semaines de gratuité, il peut être estimé autour de 30 à 35.000 €, sachant qu’il génère à l’année une recette globale de 180.000 €. De par ses effets, la crise sanitaire aura aussi creusé son trou financier. Un demi-mal, penseront certains, en se référant au célèbre proverbe assurant que « perte d’argent n’est pas mortelle »…

D.P.