9 millions pour renforcer les formations sanitaires et sociales en Grand Est

La seconde vague de l’épidémie de la Covid-19 révèle l’importance de renforcer les métiers de la santé sur le territoire, de développer les formations aux métiers des secteurs sanitaire, social et médico-social, et de soutenir
les instituts de formation. Permettre à chacun de bénéficier du meilleur apprentissage possible, d’une formation
qualifiante et sur-mesure est essentiel pour que les étudiants du Grand Est puissent se réaliser et s’épanouir tant
professionnellement que personnellement.

La Région est aujourd’hui et plus que jamais présente aux côtés de ses étudiants, de ses élèves, de ses organismes
de formation pour répondre rapidement à leurs besoins immédiats. Face à la deuxième vague de l’épidémie, la
Région s’est déjà engagée à :

  • La mise en place de formations sur-mesure courtes pour le secteur sanitaire et médico-social afin de
    répondre aux besoins et d’apporter des compétences adaptées pour venir en renfort sur certaines fonctions
    (brancardier, manutentionnaire, agent d’entretien, agent d’accueil etc.).

  • Une dotation d’ordinateurs aux instituts de formation afin qu’ils puissent les mettre à disposition de tout
    apprenant non équipé, permettant ainsi de suivre les formations à distance malgré le confinement. Plus de
    650 ordinateurs seront distribués dès le 2 décembre 2020.

Les élus réunis ce jour en Commission permanente ont notamment voté les mesures suivantes, pour un montant
total de plus de 9 millions d’euros :

DES MESURES POUR LES FORMATIONS SANITAIRES ET SOCIALES :

  • Former des professionnels de santé et des travailleurs sociaux en assurant une répartition optimale à la rentrée 2021 – 2022 du nombre d’étudiants en formation initiale financée par la Région pour 13 formations en travail social 1 et 13 formations paramédicales dans le Grand Est2.

  • Favoriser de meilleures conditions de formation via la réalisation de travaux dans les nouveaux locaux d’EDIAC Formations à Strasbourg, à l’Université de Lorraine pour intégrer l’Ecole de Sages-Femmes de Nancy et à l’Unistra de Strasbourg pour accueillir la section de manipulateur-radio.

  • Promouvoir l’égalité des chances et la mobilité internationale via l’attribution de bourses et d’aides aux apprenants.

  • Mettre en oeuvre des formations d’aides-soignants supplémentaires pour la rentrée 2020-2021, financées dans le cadre du Pacte Régional d’Investissement dans les Compétences (PRIC).

  • Encourager les jeunes dans leurs choix de formation en attribuant des bourses pour les formations sanitaires et sociales, en répartissant les financements pour les indemnités exceptionnelles des étudiants en soins infirmiers de 2ème et 3ème année mobilisés en stage de renfort durant la Covid-19.

DES MESURES POUR RENFORCER LA FORMATION PROFESSIONNELLE :

  • Soutenir 2 000 parcours de formations, dans le cadre du dispositif Parcours d’Acquisition des Compétences en Entreprise (PACE), par l’intermédiaire du groupement d’intérêt public Formation Tout au long de la vie afin de permettre aux jeunes d’acquérir des compétences et une première expérience professionnelle au sein d’entreprises durant six mois.

  • Soutenir le développement des compétences et la création d’emploi pour le secteur du numérique grâce à l’association Numeric Emploi Grand Est (NEGE), qui accompagne les demandeurs d’emploi et facilite leur mise en relation avec les entreprises.

1 Accompagnant éducatif et social, assistant familial, moniteur éducateur, technicien de l’intervention sociale et familiale, a ssistant de service social, conseiller en économie sociale familiale, éducateur de jeunes enfants, éducateur spécialisé, éducateur technique spécialisé, et médiateur familial.

2Masseurs-kinésithérapeutes, infirmiers, infirmiers anesthésistes et/ou bloc opératoire, cadres de santé, puériculteurs, aides-soignants, auxiliaires de puériculture, ambulanciers, ergothérapeutes, psychomotriciens, préparateurs en pharmacie hospitalière, manipulateurs en électroradiologie médicale.

AMENAGEMENT DES TERRITOIRES

La santé, une priorité au coeur de l’actualité

Plus que jamais depuis le début de la crise de la Covid-19, la santé s’avère une priorité pour tous. Soucieuse
d’accompagner au quotidien une organisation territoriale de santé au plus proche des besoins des territoires et
des habitants du Grand Est, la Région a su prendre des décisions fortes au cours des deux vagues successives de
la crise sanitaire. Entre autres actions en faveur des professionnels de santé, la Région a, notamment, assuré la
gratuité des déplacements pour les personnels sanitaires pendant toute la durée du confinement. Elle travaille,
par ailleurs en lien étroit avec l’ARS Grand Est, à l’acquisition d’une unité civile mobile permettant de répondre
aux éventuelles situations d’urgence qui pourraient se présenter dans le Grand Est.

Accompagner les citoyens dans leur quotidien et dans leurs démarches de santé passe avant tout par une offre
territoriale complète, performante et humaine. C’est pourquoi, la Région a organisé, depuis juillet dernier, des
Conférences territoriales visant à mieux appréhender et mieux comprendre le système de santé en Grand Est. Cette
grande démarche de concertation territoriale, à laquelle est associée une démarche de consultation citoyenne,
conduira, d’ici à la fin de l’année, à l’adoption de la nouvelle feuille de route Santé 2020 – 2025.

Si la gestion de la crise sanitaire et ses conséquences sur la vie économique et sociale du territoire requièrent une
action de chaque instant, la Région poursuit la mise en oeuvre de dispositifs de soutien à l’organisation territoriale
de la santé. La Commission permanente de ce jour attribue ainsi plus de 531 000 euros d’aides en faveur des professionnels et des structures de santé :

– Accompagner 6 internes en médecine qui réalisent leur stage pratique en zones fragilisées pour les
encourager à l’installation en zone prioritaire.

– Participer à la création d’une Maison de Santé Pluriprofessionnelle sur la commune de Gerbéviller (54) pour
lutter contre la désertification médicale et proposer une offre de santé de qualité et de proximité.

– Soutenir le projet d’extension de la Maison Urbaine de Santé du Neuhof (67) et l’acquisition de matériel
ophtalmologique de la Maison de Santé Pluriprofessionnelle de Tomblaine (54) pour leur permettre
d’exercer leurs activités dans les meilleures conditions possibles.

– Encourager 10 projets de prévention et d’éducation à la santé sur l’ensemble du territoire en vue de
favoriser une meilleure connaissance des risques sanitaires et oeuvrer à améliorer les comportements
individuels.

– Accompagner le projet e-Meuse Santé pour des expérimentations en Meuse (55) portant sur la
téléconsultation, la télé-dentisterie ou encore le télé-soin avec pour objectif de faciliter l’accès des solutions
en e-santé pour les professionnels mais aussi pour les citoyens.