Enlèvement de Mia Montemaggi : « diffuser la photo de la fillette peut aider dans les recherches »

Mardi 13 avril vers 11 heures 30, la petite Mia Montemaggi a été enlevée par trois hommes qui se sont faits passer pour des éducateurs et ont présenté des papiers avec l’entête du ministère de la Justice. A midi ce mercredi, elle n’a toujours pas été retrouvée. Et si le Procureur de la République d’Epinal a dû lever l’alerte enlèvement qui ne dure que 3 heures, les recherches se poursuivent activement.

Mardi matin sur la commune des Poulières, deux hommes sonnaient au domicile de la grand-mère, qui avait la garde de Mia depuis le 11 janvier par décision du juge des enfants. L’enfant était suivie par le service territorial éducatif en milieu ouvert (STEMO). Et sa mère, qui avait fait l’objet d’un signalement pour violences verbales contre son conjoint et la grand-mère, n’avait plus le droit de l’approcher sans médiateur et seulement deux fois par mois.

Ce mardi matin, deux hommes se présentent au domicile de la grand-mère, comme des  éducateurs du STEMO, le service territorial éducatif de milieu ouvert, et lui présentent des papiers à entête du ministère de la Justice. Ils demandent à faire une visite inopinée du logement et expliquent qu’ils emmènent la fillette à un rendez-vous dans leurs locaux pour y rencontrer sa mère. Ils citent pour la rassurer le nom d’un éducateur que la grand-mère connaissait.

Après le départ des hommes, prise d’une mauvaise intuition, la grand-mère téléphone au service éducatif qui lui indique qu’aucun éducateur ne devait se présenter à son domicile ce jour-là. Le service appelle aussitôt le procureur qui lance une procédure d’enlèvement. La section de recherches de Nancy et la brigade de recherche de Saint-Dié-des-Vosges sont mobilisées.

« L’alerte enlèvement n’a été déclenchée qu’à 21 heures 00 », explique le procureur Nicolas Heitz, « parce qu’elle ne peut durer que 3 heures. Nous avons préféré sensibiliser la population et organiser les recherches. Nous avons bien fait car nous avons reçu 30 signalements dans la nuit qui ont tous fait l’objet de vérifications systématiques par les services d’enquête ».

Nicolas Heitz, le Procureur de la République d’Epinal.

Les trois ravisseurs, « un homme de 30 ans, de type européen, 1,80 mètre avec un tatouage en forme de croix au niveau du cou, le second 30-35 ans et un troisième âgé de 45 à 50 ans, cheveux courts grisonnants qui est resté au volant » décrit Nicolas Heitz. Ils ont emmené la fillette à bord d’une camionnette grise anthracite de type Volkswagen Transporter.

La maman, Lola Montemaggi, demeure à Épinal. Lors de la perquisition, elle ne se trouvait plus à son domicile et rien ne permettait de déterminer où elle se trouvait. Elle est activement recherchée. Agée de 28 ans, 1 mètre 70, très mince, elle a des cheveux mi- longs châtains clair, et deux tatouages d’étoiles à l’intérieur d’un poignet. Elle a une Peugeot 207, de couleur noire, immatriculée BZ 370 GZ.

Lola Montemaggi exprimait des désirs suicidaires et avait un comportement jugé inquiétant devant le juge des enfants. Elle avait adopté une posture de rejet de la société, refusait  la scolarisation de sa fille et avait fait une demande d’école à la maison qui avait été refusée par l’Éducation nationale. La maman en avait après la justice  qu’elle assimilait à une organisation criminelle. Elle refusait qu’on s’immisce dans sa vie. « Compte tenu du contexte, on peut craindre qu’elle soit en danger. J’estime qu’il y a un risque pour son intégrité physique » estime le procureur lors de la conférence de presse, ce midi. Lola Montemaggi ne répondait à aucune convocation des services de protection judiciaire et de la jeunesse, ni même à celles du juge des enfants et elle avait annoncé  qu’elle allait vider son appartement, vendre ses meubles et partir en camping-car avec sa fille, pour passer en dessous des radars de la société. Les ravisseurs encourent 30 ans de réclusion pour enlèvement de mineur de moins de 15 ans.

Dans la matinée, le ministère de la Justice avait demandé de ne plus diffuser de photos de la fillette, mais Nicolas Heitz assure que diffuser la photo de la fillette peut aider dans les recherches. « Il m’apparaît important de vous la remontrer » a-t-il  affirmé lors de la conférence de presse. La fillette est de type européen, 1,30 mètre, cheveux longs et bruns avec une frange effilée, elle porte de petites boucles d’oreilles en or avec un motif rouge. Elle est habillée d’un pantalon noir, d’un tee-shirt, d’un gilet gris zippé avec des points dorés, d’une doudoune blanche avec des points noirs et une doublure en fourrure blanche.

Tout élément permettant de faire avancer l’enquête doit être communiqué aux forces de l’ordre en composant le 0 800 36 32 68 ou envoyez un courriel à alerte-enlevement@gendarmerie.interieur.gouv.fr.

Brigitte Boulay.

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