Le labo de l’hôpital d’Épinal en grève !

Les techniciens de laboratoire ne sont pas des soignants. Ils se sentent « oubliés du SEGUR » et pourtant, sans leurs analyses pas de diagnostic clinique ! 75% des techniciens du labo de l’hôpital d’Épinal étaient en grève cet après-midi.

Ils sont clairs : « Pas de blabla », mais les techniciens grévistes revendiquent de passer en catégorie A dès octobre 2021, avec une formation qui compterait une année de plus pour s’ouvrir aux automatismes, aux procédures de qualité et traçabilité et à tout ce qui fait la spécificité de leur travail aujourd’hui.

Une formation déconnectée

« Le statut n’est plus adapté au travail que nous fournissons. Nous travaillons sur des machines très pointues avec des procédures  de certification. Nous sommes obligés de former les techniciens qui arrivent des écoles, ce qui fait perdre beaucoup de temps », explique Laura.

Passer de Bac+2 à Bac+3

« On nous apprend à manipuler avec de la verrerie, mais aujourd’hui tout est automatisé, expliquent Laura, Laeticia et Marie-Ange. Il faudrait passer d’une formation Bac+2 à Bac +3, avec une année de plus pour s’ouvrir à tout ce qui va faire notre quotidien, nouvelles technologies et procédures qualité COFRAC, et qui nous mettrait au niveau européen ».

« Des  métiers qui méritent la catégorie A »

« La nuit, il faut tout faire, le secrétariat, la gestion de stocks … Il faut intervenir sur toutes les analyses (la bactériologie et les agents infectieux, Hématologie, l’immunologie, biochimie, biophysique …), gérer les déchets … Nous aussi, on a des contraintes, de la pénibilité et des risques infectieux, mais on n’est pas reconnu comme personnel soignant », poursuivent-elles.

Un maillon indispensable

Pour soutenir leur mouvement de revendication et montrer qu’ils sont incontournables, les biologistes bloquent aujourd’hui la remontée des résultats des tests Covid. « D’ailleurs, les grévistes sont assignés, preuve que nous sommes un  maillon indispensable de l’hôpital ». Les grévistes n’oublient pas les secrétaires, agents transverses qui comme eux, sont « oubliés ».

Brigitte Boulay.