SOS Massif des Vosges répond à la pétition du « lobby commercial des VTT »

Suite à la publication de la pétition et de la lettre ouverte du lobby VTT concernant la pratique du VTT tout terrain sur les sentiers vosgiens, Dominique Humbert nous adresse la réponse de SOS Massif des Vosges, « gravement mise en cause dans ces écrits ».

Réponse à la pétition et à la lettre ouverte au Ministre des sports, aux Préfets, du lobby commercial des VTT

En préambule, nous voulons réaffirmer quelques-uns des principes qui guident notre action.

Nous venons de connaître dans l’actualité récente des événements extrêmement graves ayant trait à la pratique du VTT. Des pièges ont été installés sur des passages de VTT dans le but de blesser voire de mettre en danger la vie des usagers. Ce n’est malheureusement pas la première fois que de tels actes criminels sont commis.

SOS Massif des Vosges a toujours condamné avec la plus grande détermination ces actes qui peuvent blesser gravement et dans certains cas aller jusqu’à la mort des vététistes qui seraient piégés par de telles installations criminelles. Aucune activité sportive ne peut être la cible d’intimidation et aucun sportif ne doit être menacé dans son intégrité physique en pratiquant
son sport. Nous adressons nos voeux de prompt rétablissement au jeune vététiste gravement blessé dans la vallée de Masevaux.

Dans ce domaine comme dans tous les autres de la vie sociale, les conflits et les différences de points de vue doivent pouvoir s’exprimer dans la clarté et le respect de chacun. C’est ainsi que nous avons toujours agi et nous rejetons fermement les scandaleuses accusations portées contre notre association par les représentants du lobby VTT dans leur lettre ouverte, visant à nous rendre responsables de ces agissements criminels et accessoirement à faire taire toute opposition à leur action. Accusations largement reprises par quelques esprits faibles aisément manipulables qui n’hésitent pas à les agrémenter de menaces à l’encontre des personnes. A cet égard, l’association va engager des actions en justice contre les auteurs de menaces et allégations mensongères adressées aux membres de l’association.

Le caractère scandaleusement accusateur et mensonger de l’argumentaire du Lobby VTT suffirait à disqualifier définitivement ses rédacteurs. Ces derniers ont pris la précaution de ne pas franchir la ligne rouge qui les auraient menés devant les tribunaux. Nous répondrons toutefois à l’ensemble des points évoqués par le lobby VTT.

Une pétition intitulée « non à l’interdiction du VTT dans les Vosges »

Mais qui veut interdire le VTT dans les Vosges ?

Il paraîtrait que c’est nous, en tout cas selon les initiateurs de cette pétition nationale. De deux choses l’une ou ils ne savent pas lire, ou ils mentent comme des arracheurs de dents. Ceux qui le souhaitent peuvent lire et télécharger le texte de notre pétition sur ce lien http://www.sos-massifdesvosges.fr/wp-content/uploads/2021/09/Les-Vosges-bientôt-orphelines-dela-
randonnée-pédestre-01.pdf

Il est en effet plus facile d’obtenir de nombreuses signatures, qui plus est au plan national, en laissant penser que d’horribles personnages voudraient éjecter les VTT du massif. Tout le monde sait qu’une pétition n’est en général jamais lue en entier et que la plupart des signataires ne s’attachent qu’au titre.

Que recherche le pratiquant de VTT enduro, tout terrain ?

La vitesse, l’adrénaline, la prise de risque, toutes choses, n’est-ce-pas, qui caractérisent l’amoureux de la nature, du silence et de la quiétude !

Le développement de ces sports en pleine nature sur les pentes escarpées du massif vosgien est la garantie de profits immenses des marchands, et fabricants de vélos. C’est la garantie de voir se développer ce marché, bien au delà des VTT enduro et tout terrain vers des VTT électriques, qui permettront à un public peu ou pas sportif de grimper ces mêmes sentiers sans efforts et de les descendre la main sur le frein en se prenant pour des aventuriers. C’est demain l’ouverture déjà programmée à toutes sortes de nouveaux « produits » motorisés ou non qui envahiront les pentes forestières et les chaumes. C’est l’envahissement de la nature par des machines et objets inutiles, consommateurs d’énergie et de ressources rares.,

C’est l’industrialisation des sites dorénavant consacrés aux loisirs fabriqués artificiellement par les marchands en tous genres, avec la complicité active des offices de tourismes, des collectivités dont l’horizon se limite aux statistiques de fréquentation et au chiffre d’affaire, soutenus en cela par quelques Présidents d’associations de marcheurs en recherche de notoriété, et pour couronner le tout, avec le Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges comme caution. Parc qui semble trahir bien souvent la charte qui devrait encadrer son action.

C’est également la garantie d’une dégradation accélérée des sols forestiers, les pratiquants de VTT enduro s’écartent systématiquement des pistes même lorsque celles-ci sont spécialement aménagées à leur intention. C’est plus drôle et plus « fun » de couper les virages et de s’élancer en hors pistes. Nous tenons à disposition des vidéos tournées par les pratiquants eux-mêmes.

Les déclarations hypocrites des acteurs économiques du domaine, gestionnaires, vendeurs etc. ne sont là que pour présenter une façade respectable d’une activité qui n’a rien à faire dans ces lieux.

On imagine mal un vendeur de VTT, un gestionnaire de pistes déjà aménagées ou un président d’association, faire la promotion du hors piste ou du VTT extrême. au contraire, ils tiennent à donner une image respectable et consensuelle de cette activité destructrice et pourquoi pas en faire un modèle de respect de la nature et de ses autres utilisateurs. Et c’est ainsi que nous découvrons ébahis, une opération de communication associant un président d’une section de club vosgien et des vététistes « entretenant et aménageant » devant les caméras de FR3, quelques mètres de sentier à grands coups de pioches, et cerise sur le gâteau, illustrant le concept par la mise en scène d’un croisement improbable d’une randonneuse et d’un vététiste sur la partie justement « aménagée »!

Le vététiste de base signataire ou non de cette pétition n’est ici que le support publicitaire d’intérêts économiques et politiques qui se positionnent sur ce nouveau marché, faisant le pari d’un retour rapide sur investissement. Retour d’autant plus rapide, qu’aucun gros investissement sinon de communication n’est nécessaire puisque c’est la nature, notre bien
commun qu’ils exploitent et détruisent sans vergogne.

VTT Enduro, tout terrain, de descente, free ride ou trial, il existe de multiples termes désignant les pratiques acrobatiques du VTT, elles ont cependant un point commun, elles se pratiquent toutes en montagne, en partie sur des pistes aménagées, mais de plus en plus sur les sentiers étroits à fort dénivelé et hors pistes.

Les accidents : sur les pistes de descentes aménagées dans les stations de ski, de très nombreux accidents surviennent pendant les périodes de fréquentation, obligeant l’intervention répétée plusieurs fois par jour, des services de secours terrestres et aériens (hélicoptères de la protection civile). Il n’y a pourtant aucun randonneur sur les lieux !!!

On n’ose imaginer la multiplication des risques et consécutivement des accidents lorsque ces pratiques exploseront sans limites sur les pentes et sentiers de nos montagnes.

Qui aurait l’idée absurde de partager les routes départementales avec les bolides de formule 1 ?

Faire l’amalgame entre les vététistes qui se baladent tranquillement en forêt sur les allées forestières et les pratiquants du vélo tout terrain est une escroquerie intellectuelle. Ces deux pratiques n’ont strictement rien à voir entres elles. Les premiers ne dégradent pas les sols forestiers, ni ne mettent en danger l’intégrité physique des randonneurs. Les auteurs de la pétition et de la lettre ouverte entretiennent volontairement la confusion pour mieux embrouiller le lecteur.

Mais au delà de ces petites manoeuvres et des pratiques douteuses du lobby VTT tentant de nous faire taire en nous rendant responsable des pires crimes, retenons que l’essentiel réside dans les promesses de profits attendus grâce au développement de ces nouveaux marchés.

Le combat que nous menons n’est pas dirigé contre les VTT. Il tente avec les moyens qui sont ceux d’une association de bénévoles uniquement financée par les adhésions et les dons, d’alerter la société sur les risques multiples, tant pour l’environnement que pour les personnes, que font courir ces pratiques extrêmes et invasives et leurs développements futurs, massivement soutenus par des intérêts financiers totalement indifférents à la préservation de
l’environnement.

8 commentaires

  1. Sa tête va avec ses propos, totalement débiles. Comment ne pas faire d’amalgame entre écolo extrémiste et frustré social… vous devriez plutôt fermer votre grannnnde bouche décérébrée à parler de lobby commerciale. Vilains vendeurs de vélos….

  2. C’est une technique que seuls ceux qui agissent dans l’ombre peuvent pratiquer, des reptiliens franc maçon qui veulent imposer le VTT a tous et contre tous :D. C’est une grosse bataille dit donc SOS Macif des vosges … le combat d’une vie de vouloir tout interdire !

  3. Je cite : « Il n’y a pourtant aucun randonneur sur les lieux !!! ».
    Voilà. Donc pourquoi se plaindre si vous n’y allez pas.
    Laissez donc tranquille ceux qui y sont et prennent du plaisir dans la nature.

  4. En parlant de truc qui servent à rien et qui consomment de l’énergie il a oublié de cité les randonneurs !!!
    Il ne faut pas oublier le récent papier de l’ONF concernant le ventoux qui prouvent que le randonneurs pollue plus que le vttiste, et que dire du randonneur avec animaux c’est pire … (Et c’est l’ONF qui le dit)

  5. Dur dur d’être dans une société qui segmente, fragmente et veut à tout prix mettre les gens dans des cases.
    Les moeurs ont évolué, certains pratiquants (et j’en fais partie) sont des électrons libres: tantôt en randonnée cool sur un sentier de montagne partagé dans la bonne humeur avec des randonneurs, tantôt avec un vélo plus rapide sur ce même sentier mais avec l’envie d’aller vite (ce qui n’exclut en aucun cas le respect des randonneurs croisés). Je ne me permettrai pas de stigmatiser ou catégoriser le marcheur, le trailer, alors pourquoi le faire pour le vttiste ?
    Quand à la comparaison fumeuse entre F1 et voiture qui ne doivent pas partager la même route … n’a t on pas déjà des porche et des twingo qui partagent notre réseau routier secondaire ?

  6. Plus Dominique Humbert commente ce sujet, plus il démontre sa totale ignorance et incompréhension de la pratique du VTT. Ne comprenant toujours pas que les usager empruntant les sentiers ne sont pour la très grande majorité pas des personnes effectuant des runs mais juste une randonnée (exactement comme l’ensembles des randonneurs pédestres).
    Et oui, on peut aller vite sur un sentier et on peut le faire de façon sure puisque ces vélos modernes qu’il aime tant critiquer sont très bien équipés en freins qui permettent de revenir au pas lorsqu’on voit des promeneurs. Et on peut très bien avoir une pratique respectueuse des sentiers, ces freins permettent d’être progressifs, pas besoin de bloquer les roues ou déraper pour s’arrêter.
    Je passe la comparaison avec la route puisque ce cher monsieur en profite pour démontrer également son ignorance sur ce sujet puisque nous avons sur nos routes des voitures allant potentiellement aussi vite (voir plus) que des formule1 et ce n’est pas compliqué à croiser puisque certaines sont faites …. à Molsheim !

  7. Des les premièrs mots ce communiqué est déjà défiant et insultant.
    Parler de lobby est réducteur quand on s’adresse à des passionnés.
    On reconnais vite l’ecolo de foire qui donne des leçons .
    Les marcheurs et les traileurs coupent les sentiers à la descente largement autant que les vttistes.
    En général les vttistes apprécient les virages mais effectivement il y en a des moins intelligent que d’autres mais attention messieur les rois de la marche et de l’ecologie il ne sera pas difficile de vous filmer hors sentiers ou de vous voir arriver avec des vehicules loin d’être les moins polluants du marché pour vous rendre sur votre lieux de marche.
    Personne n’est irreprochables et vouloir egoïstement s’en prendre a une autres communauté est puérile et débile.
    Pour ceux qui est de votre responsabilité sur la blessure que vient de subir le vttistes blessé dernièrement même si vous ou un membre de votre association n’avaient pas posés ces pièges il n’empêche que de tel propos attisent la haine et le communautarisme.
    On lis clairement vôtre haine en vers les vttistes ou enduristes si vous préférez.
    Ça se passe bien à peu pres partout alors remettez-vous en question .
    Vous êtes de simple haters ,vous n’êtes même pas capables d’avancer des chiffres sur l’accidentologie que vous annoncez.
    La destruction des chemins est une supercherie vous voulez les les gens qui font du canapé se penche sur le ravinement causé par les sentiers de marcheur ?
    Non parceque je vous signale que ceux qui entretiennent les chemins sont obligés de dévier les sentiers pour enrayer les ravinements.
    Seuls les fous peuvent croire qu’ils n’ont aucun impact sur leurs environnements.
    Le simple fait d’écrire des conneries comme vous le faites sur les reseaux sociaux à un impact sur la planète .
    Vous attisez la haine et ça se lis sur tout les débats polémiques que vous engendrez.

  8. Moi qui ai beaucoup randonné (en trek, avec bivouac en montagne) et qui pratique aujourd’hui le vtt all moutain, je peux ajouter deux choses :
    – ne pas oublier d’évoquer le lobby des sports d’hiver qui défigurent bien plus la montagne que nos pratiques ;
    – des accidents de randonneurs, j’en ai vu quelques-uns, grosse chute sur le GR tour du Mont Blanc et que dire du GR 20 en Corse… Et je ne parle pas de l’alpinisme…
    – ce sont bien les randonneurs pédestres qui coupent les lacets et creusent des ravinements ;
    – ce sont aussi les randonneurs pédestres qui abandonnent, cachés sous quelques cailloux, boîtes de conserve vides, emballages et autres déchets.
    Cela dit, à nous aussi, de combattre les excès de certains de nos pratiquants. Je me souviens d’avoir émis un commentaire négatif sur la vidéo de quelques potes roulant dans le lit d’un ruisseau… Utilisons donc notre intelligence et respectons la nature et les autres usagers…
    Et franchement, prétendre qu’on n’a aucune responsabilité dans les actes de violence commis par quelques abrutis lorsque l’on dénigre à l’envi une communauté de pratiquants, c’est comme pour certains de prétendre que leurs propos racistes ne sont en rien responsables des violences interraciales… Un certain Donald en fut récemment un bel exemple.
    Mais réduire le débat en assimilant notre désir de pratiquer notre activité avec un lobby commercial, c’est le signe d’un extrémisme sans nuance… d »une attitude politique partisane, très loin de l’ouverture d’un débat serein et équilibré.

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