L’association SOS Massif des Vosges se réjouit de la verbalisation des deux roues au delà des 90 dBA

Dans un communiqué intitulé « Radar anti bruit et verbalisation des deux roues au delà des 90 dBA », l’association SOS Massif des Vosges fait savoir que « Le Ministère de la Transition écologique prépare la sortie d’un décret pour l’expérimentation de
radars antibruit et d’une nouvelle réglementation introduisant un seuil maximal d’émission sonore de 90 dBA, visant notamment les deux roues motorisées ».

« Nous nous réjouissons de cette initiative qui répond au combat que nous menons avec SOS massif des Vosges contre les nuisances sonores, notamment sur les crêtes et dans les vallées vosgiennes » écrit Dominique Humbert, président de l’association.

Et de poursuivre « Est-il nécessaire de rappeler qu’une étude réalisée en Île de France a montré que la perte moyenne d’espérance de vie pour les personnes soumises aux bruits excessifs s’établit à 11 mois. Quant au coût annuel estimé de la pollution sonore dans notre pays, il est évalué à 156 milliard d’euros par une étude conjointe du Conseil national du bruit et de l’Agence de la transition écologique publiée le 22 juillet ».

Dominique Humbert rappelle que « SOS Massif des Vosges, a depuis plusieurs années soulevé cette problématique dans les Vosges. De nombreuses initiatives ont été menées particulièrement depuis le pique-nique protestataire du col de la Schlucht, le 19 juillet 2020 : courriers et rencontres avec les élus départementaux, les préfets et les députés des départements concernés, pétition, actions citoyennes décentralisées dans les vallées, participation à des réunions officielles (dont les résultats se font toujours attendre), interventions dans les médias, création d’un réseau européen et national ».

Selon Dominique Humbert, c’est « suite à notre action, le Conseil départemental du Haut-Rhin a expérimenté, au cours de l’été 2021, sur différents sites sensibles et notamment la route des crêtes des radars de bruit « Méduse ». Nous n’avons, malgré nos demandes, pas encore reçu le bilan de cette opération« .

Et le président de SOS Massif des Vosges de conclure : « La décision que vient de prendre le ministère de l’environnement, même si nous la saluons, oublie cependant une part importante de la problématique. En effet les sites prévus pour l’expérimentation de cette nouvelle réglementation sont tous en zone urbaine de forte concentration.

Ces sites, nous n’en doutons pas sont soumis à de très vives expositions au bruit générées notamment par les routes et les transports.

Mais on ne peut ignorer que le développement exponentiel du tourisme et des loisirs affectent fortement aujourd’hui des zones considérées jusqu’alors comme des zones de calme. Nos territoires et nos routes de montagne vosgiennes en sont un exemple emblématique jusqu’à devenir progressivement des enfers sonores d’où toute quiétude a disparu.

C’est pourquoi nous pensons qu’il serait incompréhensible de ne pas intégrer un site du massif dans cette expérimentation nationale. Nous demandons par conséquent que le ministère élargisse cette expérimentation et prenne en compte notre territoire.

Un courrier va être envoyé dans ce sens à Madame la Ministre de la transition écologique ».