Epinal – La préfète fait le point avec la Maison de protection des familles

La Maison de Protection des Familles (MPF) est opérationnelle depuis octobre 2022 dans les Vosges. Elle se trouve dans la caserne de gendarmerie et compte une équipe mixte de 5 enquêteurs spécialisés dédiés à la lutte contre les violences intrafamiliales, (mineurs et ascendants compris). La préfète Valérie Michel-Moreaux faisait ce mercredi matin le bilan d’une année complète de fonctionnement.

Même s’il ne fait pas de doute que cette maison de protection des familles répond à un vrai besoin, cette unité en 2023 a procédé à 227 auditions de mineurs sur 350 procédures traitées dans le cadre de violences intrafamiliales (VIF), et traité 38 signalements. 345 auditions depuis octobre 2022. Le plus jeune enfant avait 2 ans et 9 mois.

Un contexte d’augmentation de la violence.

Le colonel Frédéric Avy commandant du Groupement de Gendarmerie des Vosges observe « une libération de la parole, mais aussi un contexte d’augmentation générale et continue de la violence. On enregistre une hausse des faits d’urgence, de plus en plus de harcèlement, de plus en plus de plaintes dans les écoles ». Il faut rappeler que le suicide du jeune Lucas (13 ans) victime de harcèlement scolaire, avait déclenché une onde de choc. L’équipe a intégré une personne formée à la discrimination par la haine.

Encore une Omerta avec les seniors.

« Les professeurs ont été sensibilisés à l’obligation du signalement », rappelle l’adjudant Mylène Chaberneau, une des spécialistes de cette équipe d’élite. « Il y a eu une prise de conscience générale de la gravité des faits, de l’impact des Haters et du harcèlement sur les réseaux sociaux ». Mais il y a encore une omerta pour les violences sur des seniors, qui ne veulent pas en parler.

Des auteurs de plus en plus jeunes.

La MPF intervient pour de la prévention, fournit des supports pédagogiques aux référents des établissements scolaires. Elle les forme pour des interventions sur le harcèlement, le consentement, le cyberharcèlement ou les addictions. Les enfants posent des actes de violence de plus en plus jeunes. « De nombreux jeunes n’ont pas la notion du consentement », constate le Colonel Avy. D’où l’importance de cette sensibilisation.

Juste discuter avec les enquêteurs.

« L’audition des mineurs est complexe, il faut vraiment des personnes spécifiquement formées », souligne le colonel. La MPF offre un bureau accueillant, où les enfants vont avoir l’impression « de juste discuter avec les enquêteurs ». Les enfants peuvent être entendus comme victimes mais aussi comme témoins. Elle est en lien avec les salles « Mélanie » des Unités d’Accueil Pédiatrique Enfants en Danger (UAPED).

Des auteurs de plus en plus jeunes.

La MPF intervient pour de la prévention, fournit des supports pédagogiques aux référents des établissements scolaires. Elle les forme pour des interventions sur le harcèlement, le consentement, le cyberharcèlement ou les addictions. Les enfants posent des actes de violence de plus en plus jeunes. « De nombreux jeunes n’ont pas la notion du consentement », constate le Colonel Avy. D’où l’importance de cette sensibilisation.

Brigitte Boulay.