Confédération paysanne : une liste pour des fermes vivantes

Tous les candidats n’Ă©taient pas prĂ©sents ce matin lors de la prĂ©sentation de la liste ConfĂ©dĂ©ration paysanne, mais les candidats avaient choisi de s’adresser directement aux consommateurs sur la place Georgin Ă  Épinal près des Halles, oĂą s’installe le marchĂ© hebdomadaire.

La Chambres d’Agriculture intervient sur les questions de l’eau, de la diversitĂ©, de l’Ă©nergie, de prĂ©servation des ressources naturelles ou de la rĂ©duction des produits phytosanitaires. Des enjeux cruciaux qui vont dĂ©terminer ce que sera l’agriculture de Demain. D’oĂą l’importance politique de ces Ă©lections pour Ă©lire, 33 reprĂ©sentants dans les diffĂ©rents collèges, exploitants,
propriétaires, salariés, retraités…

Mercosur : Ils sont contre !

La confĂ©dĂ©ration paysanne s’arcboute contre le Mercosur. « Les paysans français n’ont rien Ă  gagner Ă  la concurrence dĂ©bridĂ©e, confirme Romain balandier tĂŞte de liste. Ça fait 30 ans qu’on se bat contre ces accords de libre-Ă©change ». Ok, mais alors qu’est-ce qui va changer ? Les paysans ne veulent pas que leurs produits sains soient mis en concurrence avec des productions qui Ă©mergent Ă  coups de pesticides, d’antibiotiques ou d’OGM.

Des prix planchers
« Notre production a une vraie valeur ajoutĂ©e et elle a un coĂ»t, dĂ©fend Valentine Martin. On ne travaille pas 35h/semaine mais plutĂ´t plus de 60h pour Ă©laborer un produit sain. Le prix ne doit pas ĂŞtre fixĂ© par nos acheteurs, mais bien par les paysans. Dans aucun autre secteur, le produit est indĂ©pendant du prix de revient ». La confĂ©dĂ©ration plaide pour l’instauration de prix planchers (prix minimum d’entrĂ©e sur le territoire). « Le commerce international doit respecter le droit des peuples Ă  choisir leur alimentation », insiste Romain Balandier.

« Nous produisons assez pour nourrir la France »

La confĂ©dĂ©ration paysanne rĂ©clame une loi foncière, qui prĂ©serve l’accès au foncier et favorise l’installation des jeunes gĂ©nĂ©rations. « Nous avons la capacitĂ© de produire en France, l’alimentation nĂ©cessaire pour nourrir les Français. Nous produisons assez », affirme Renaud Fetet. La ConfĂ©dĂ©ration paysanne Ă©voque la solidaritĂ© avec Mayotte oula Martinique, qui se battent contre la vie trop chère.

Des prix et des volumes régulés

La confédération refuse une agriculture qui sous prétexte de compétitivité devient destructrice et se trouve pieds et poings liés aux multinationales. Elle évoque la rupture de contrat de Lactalis. La confédération paysanne milite pour une régulation des prix et des volumes. Ses colistiers privilégient des fermes à taille humaine, le plus autonome possible.

Un fonds de solidarité

Face aux risques sanitaires et climatiques qui s’intensifient, la confĂ©dĂ©ration paysanne prĂ´ne la mise en place d’un fonds mutuel et solidaire abondĂ© par l’ensemble des acteurs, l’État et l’Europe.

Elle demande aussi plus de rĂ©gulation de gibiers et accusent les fĂ©dĂ©rations de chasse de privilĂ©gier l’attrait du loisir au travail des agriculteurs. Les cervidĂ©s prolifèrent et dĂ©truisent les rĂ©coltes.

Pour une chambre d’agriculture ouverte au dĂ©bat

Pour dĂ©fendre le projet auquel vous croyez, votez ! MĂŞme si la ConfĂ©dĂ©ration paysanne milite pour un scrutin Ă  la proportionnelle, qui lui semble plus dĂ©mocratique. « L’agriculture est le seul secteur socio-Ă©conomique oĂą la reprĂ©sentation professionnelle n’est pas fondĂ©e sur le scrutin Ă  la proportionnelle ». Les colistiers veulent faire des chambres d’agriculture un espace de dĂ©bat ouvert.

La campagne démarre le 7 janvier, le vote est ouvert du 15 au 31 janvier et les chambres éliront leur président le 17 février.