La Région facilite les déplacements de ses habitants,  sur les routes comme en train  

Service Express Régional Métropolitain : une nouvelle manière de  penser les mobilités de demain en Grand Est  

Depuis trois ans, le Grand Est s’est lancé dans une aventure inédite : imaginer, avec les collectivités  et pour les habitants, une nouvelle manière de se déplacer. Le succès, malgré un démarrage  complexe, du Réseau Express Métropolitain Européen (REME) de Strasbourg – premier projet du  genre en France – a montré qu’un territoire peut transformer ses mobilités dès lors qu’il se  rassemble autour d’une ambition commune.  

Aujourd’hui, la Région poursuit cette dynamique pionnière avec deux étapes majeures : la  structuration d’un SERM1 autour de Strasbourg, et l’adoption du schéma d’ensemble du futur  SERM Lorraine-Luxembourg. Deux territoires, deux réalités, mais un même objectif : offrir à tous,  du cœur des métropoles aux villages, des mobilités fiables, simples et décarbonées.  

Il y a derrière ces projets une idée simple : la mobilité n’est pas qu’une affaire technique, elle touche à la  qualité de vie, au quotidien, aux liens entre les gens et les territoires. C’est cette conviction qui anime  depuis 2018 la collaboration historique entre la Région et l’Eurométropole de Strasbourg. Ensemble,  elles ont imaginé le REME, devenu une référence nationale avec 700 trains supplémentaires par semaine  entre 2022 et 2025, une desserte à la demi-heure de 5h à 22h, et une offre renforcée le week-end,  permettant à des milliers d’habitants de retrouver du temps, du confort et de la liberté de mouvement.  

Ce succès n’a rien d’un hasard, il est la preuve qu’une Région et des collectivités, lorsqu’elles travaillent  main dans la main, peuvent changer profondément les choses.  

Strasbourg : le premier SERM de France prend de l’ampleur  

À Strasbourg, cette dynamique collective progresse encore. Pour la période 2026-2028,  l’Eurométropole de Strasbourg poursuivra le cofinancement du déficit d’exploitation du REME. Par  ailleurs, la Région, l’Eurométropole et trois communautés de communes s’engagent à développer une  offre renforcée de transport par car.  

La Région et l’Eurométropole de Strasbourg portent également une ambition forte : déposer, d’ici la fin  de l’année 2025, le dossier de demande de statut auprès du ministre chargé des Transports.  

L’objectif du futur SERM est bien là, celui de bâtir un véritable système multimodal, pour des  déplacements plus fluides, plus rapides et des connexions renforcées :  

Un saut d’offre ferroviaire pour renforcer la régularité, combler les « trous de desserte » et élargir  l’amplitude horaire jusqu’à 23h.  

Un réseau de cars express, construit avec les territoires de 2ème et 3ème couronne, destiné à offrir la  même lisibilité et la même fréquence qu’un train sur les axes non desservis par le ferroviaire. Un réseau cyclable express de 350 km, articulé avec les gares et les pôles d’échanges.  

1 Service Express Régional Métropolitain. 

29 nouveaux Pôles d’Echanges Multimodaux (PEM) pour faciliter les correspondances entre train,  car, vélo et covoiturage.  

Des solutions de covoiturage harmonisées, de nouvelles aires et des voies réservées pour fluidifier  les trajets en heures de pointe.  

Ce qui se construit ici, c’est un pont entre les territoires, une manière d’assurer que chacun – qu’il vive à  Wasselonne, Klingenthal ou au centre de Strasbourg – dispose de la même capacité à se déplacer,  travailler, étudier, rendre visite à sa famille ou profiter de la vie culturelle.  

Lorraine–Luxembourg : un territoire qui se rassemble face à des défis communs  

A l’autre extrémité de la région, un autre défi humain se joue. Chaque jour, des dizaines de milliers  de Lorrains traversent les frontières de leur bassin de vie : vers Metz, Nancy, Thionville ou le  Luxembourg. Un territoire où la voiture reste utilisée dans 78 % des déplacements, où certaines  lignes ferroviaires sont saturées et où l’A31 figure parmi les axes les plus congestionnés du pays.  

Le SERM Lorraine-Luxembourg vient répondre à ces réalités, non pas en imposant une vision d’en haut,  mais en construisant un projet avec 35 EPCI, dont deux métropoles, l’Etat, le Grand-Duché de  Luxembourg, les opérateurs et les usagers eux-mêmes. C’est l’un des projets de mobilité les plus  ambitieux jamais conçus à cette échelle, dans un espace multipolaire et transfrontalier. 

Le schéma d’ensemble adopté par la Région propose :  

Une fréquence ferroviaire renforcée à la demi-heure sur toutes les branches de Metz, Nancy et  Thionville, de 5h à 23h.  

La réouverture de lignes ferroviaires structurantes comme Thionville-Bouzonville-Creutzwald Forbach, accompagnée de la création ou réouvertures de gares.  

14 lignes de cars express (580 km), pensées pour être compétitives face à la voiture grâce à des  aménagements dédiés (sites propres, priorités aux feux, etc.).  

La création d’un barreau2 ferroviaire vers Esch-sur-Alzette, pour absorber la croissance des flux  transfrontaliers.  

645 km de réseau vélo structurant pour faciliter les rabattements vers les gares et pôles  d’échanges.  

De nouvelles voies réservées au covoiturage et l’extension des aires existantes.  

L’objectif est là : offrir des alternatives fiables à la voiture et redonner du souffle aux déplacements du  quotidien, dans un territoire où les distances se vivent souvent au rythme des familles, du travail et des  solidarités transfrontalières.  

Un même horizon : améliorer concrètement la vie de millions d’habitants  

Dans le Kochersberg comme en Pays Haut, sur les quais de Strasbourg comme dans les gares de  Thionville ou de Pont-à-Mousson, ces deux SERM portent une même promesse : rendre possible une  vie quotidienne plus fluide, plus simple, moins coûteuse en temps et en énergie.  

En investissant massivement, jusqu’à 4,3 milliards d’euros pour le SERM Strasbourg et à travers un plan  partagé pour celui de Lorraine-Luxembourg, la Région Grand Est affirme un choix : celui d’une mobilité accessible à tous, construite avec les territoires et fidèle aux exigences de la transition écologique.  

2 Courte portion de ligne de train créée pour relier deux axes existants.

Grâce à ces deux démarches, la Région Grand Est réaffirme son rôle moteur : elle est aujourd’hui  l’une des rares régions françaises engagées simultanément dans quatre SERM, avec ceux de  Mulhouse-Bâle et de l’Étoile de Reims.  

Pour Mulhouse-Bâle, l’ambition reste intacte malgré les récentes annonces concernant la NLF  EAP. Outre le fait que l’accessibilité de l’aéroport reste un enjeu et fera donc l’objet de nouvelles  solutions, l’accroissement des dessertes et des cadences dans le cadre du SERM est un objectif partagé par toutes les parties prenantes. Un rapport sera également soumis au vote dans les prochains mois, en vue de la labellisation. 

De son côté, le SERM de Reims, lancé le 23 septembre dernier, s’inscrit dans un territoire  dynamique réunissant Reims, Épernay et Châlons-en-Champagne, ainsi que leurs espaces ruraux.  Il ambitionne d’améliorer largement les solutions de transport autour du réseau ferroviaire rémois et vers  les petites villes alentours. Les travaux préparatoires se déploieront en 2026 avec l’ensemble des  intercommunalités concernées. 

ANNEXE  

    SERM de Strasbourg  

Les étapes clés  

2021 : Accord Région-Eurométropole de Strasbourg et naissance de l’ambition REME.  Décembre 2022 : Lancement du REME.  

Juin 2024 : Labellisation du SERM de Strasbourg par le Ministre en charge des Transports, dans la  première vague de labellisation au niveau national. 

2026-2028 : Stabilisation de l’offre, extension aux cars express, création du syndicat mixte SRU3À partir de 2030 : Modernisation majeure de la gare de Strasbourg (jusqu’à 1,5 milliard d’euros  investis) et déploiement complet du système multimodal.  

    SERM de Lorraine-Luxembourg  

Les étapes clés  

2024 : Lancement de la phase de préfiguration, modélisation et dialogue avec les 35 EPCI et le  Luxembourg.  

Décembre 2025 : Adoption du schéma d’ensemble.  

2026 : Dépôt du dossier de demande de statut SERM auprès du Ministre des Transports.  Dès 2028 : Premières réalisations opérationnelles (cars express, réseau vélo, covoiturage, premiers  PEM).  

2030-2040 : Accélération des aménagements et des investissements.  

Horizon 2050 : Mise en œuvre des projets structurants à long terme (barreau ferroviaire vers Esch sur-Alzette, nouvelle augmentation de la capacité des trains sur le sillon lorrain).  

3 Syndicat mixte ouvert composé exclusivement par des AOM et l’AOM régionale.