Une offre de prise en charge en pédopsychiatrie rouvre à Bruyères à compter de 2 mars 2026 au sein du Centre Médico-Psychologique (CMP) grâce à l’engagement du Centre hospitalier spécialisé de Ravenel, avec le soutien de l’État et des acteurs locaux.
En 2026, la santé mentale est de nouveau déclarée grande cause nationale en France. En France, près d’une personne sur cinq est concernée par un trouble psychique ou lié à la santé mentale. Ces troubles touchent toutes les catégories de la population et toutes les tranches d’âges.
A Bruyères, la mobilisation collective a permis la mise en place, à Bruyères, d’un Dispositif d’Accueil et d’Orientation (DAO) dédié aux enfants et adolescents du territoire, installé dans les locaux du CMP adultes. Un infirmier d’accueil et d’orientation sera ainsi présent deux jours par semaine et sera en lien étroit avec le pédopsychiatre responsable garantissant ainsi une prise en charge coordonnée.
Il s’agit d’un dispositif de proximité, au plus près des besoins, qui a pour objectifs : • de proposer une première évaluation des situations,
- d’orienter les enfants et adolescents vers le parcours de soins le plus adapté, en tenant compte des besoins cliniques et de la proximité géographique,
- d’accompagner les familles, afin qu’aucun enfant ne soit laissé seul face à la complexité des parcours de soins.
La réouverture de cette offre de soins est le fruit d’un travail approfondi et partenarial associant les élus locaux, les associations d’usagers, l’établissement de santé, l’Agence régionale de santé Grand Est et les services de l’État.
Dans un contexte national de forte tension en pédopsychiatrie, cette réouverture constitue une réponse adaptée aux réalités des territoires ruraux. Elle illustre la vigilance de l’État à maintenir une offre de soins répondant aux besoins des populations,.
Le Préfet des Vosges souligne qu’au cours de la vie, tout un chacun peut rencontrer un trouble psychique ou connaître une situation mettant à mal sa santé mentale, que ce soit dans sa vie personnelle et familiale ou son travail. Il est important d’en prendre conscience et d’oser en parler pour demander aide et soutien. En cas de doute, quatre réflexes sont recommandés par les autorités sanitaires :
- approcher la personne ;
- écouter activement la personne sans jugement ;
- réconforter et l’informer sur les numéros d’écoute et d’urgence ;
- encourager la personne à consulter des professionnels (médecins généralistes, psychologues, psychiatres, infirmiers diplômes d’état, travailleurs sociaux…).
En cas de danger grave et immédiat :
- 15 SAMU
- 18 pompiers
- 17 police
- 114 (à la place de 15 ou 18) : les personnes sourdes, malentendantes, aphasiques ou ayant des difficultés à s’exprimer, à parler ou à entendre, peuvent demander l’intervention des services de secours par sms au 114.
Des numéros d’écoute anonymes et gratuits :
- 3114 : Numéro national de prévention suicide (7 jours sur 7 – 24 heures sur 24) • SOS amitié : 09 72 39 40 50 (7 jours sur 7 – 24 heures sur 24) ou tchat (7 jours sur 7 – de 13h à 03h)
- Fil santé jeunes : 0 800 235 236 (7 jours sur 7 – 9 h à 23h) ou tchat (7 jours sur 7 – de 9h à 22h) • Allô enfance en danger : 119 (7 jours sur 7 – 8h à 02h) ou tchat
- Écoute Famille Unafam : 01 42 63 03 03 (du lundi au vendredi, 9h à 13h et 14h à 18h).
