Électrification de la ligne Paris–Troyes : la Région Grand Est poursuit son engagement
Les Régions Grand Est et Île–de–France, en partenariat avec l’Etat et en lien avec les départements et les intercommunalités concernés, ont fait de l’amélioration de la qualité de service rendu aux usagers de la ligne Paris – Longueville – Provins et Paris – Troyes – Belfort – Mulhouse, dite ligne 4, une priorité.
Dès 2016, l’ensemble des co–financeurs se sont engagés à hauteur de 320 millions d’euros pour finaliser le financement de son électrification, qui concerne les sections Gretz–Troyes (3 400 voyages par jour) et Longueville – Provins de la ligne P du Transilien. Les objectifs principaux : compléter l’électrification des lignes radiales entre Paris et les agglomérations de plus de 100 000 habitants, réduire fortement les émissions de gaz à effet de serre, favoriser le développement territorial et économique des départements de l’Aube et de la Seine et Marne, accroître la qualité des relations ferroviaires depuis et vers Paris tout en optimisant l’organisation de la production des services.
Les travaux d’électrification se poursuivent, avec la fin des travaux de la phase 1 (Gretz / Nogent–sur–Seine) en novembre 2022 et l’engagement de la réalisation des études de la phase 2 (section Nogent–sur–Seine / Troyes). Les élus de la Commission Permanente ont voté ce jour plus de 3 millions d’euros pour la réalisation de ces études, conformément aux engagements pris solidairement en 2016.
La seconde phase de ce projet sera suivie par la direction régionale Grand Est de SNCF Réseau. Elle correspond à la réalisation des travaux suivants :
l’électrification des 56 km de double–voie entre Nogent–sur–Seine et Troyes : mise en œuvre des IFTE (Installations Fixes de Traction Electrique) et installation d’une sous–station électrique et son raccordement au réseau RTE sur la commune de Saint–Mesmin ;
l’adaptation du gabarit des ouvrages d’art au gabarit d’électrification ;
l’adaptation des installations de signalisation et de télécommunication.
Une VAE hybride pour former les aides–soignants
La Région s’est engagée à renforcer les capacités de formation d’infirmiers, d’aides–soignants et d’aides à domicile, avec une augmentation des places de formation réalisée chaque année depuis 2020 (la capacité de formation aide–soignante sur le Grand Est est passée d’un socle de 2 064 places en 2019 à plus de 3 727 places en 2021, dont près de 670 places supplémentaires financées par la Région). Dans le même temps, le plan Emploi–Compétences, lancé fin 2021, déploie des réponses concrètes pour répondre aux difficultés de recrutement de court terme, plus particulièrement sur les métiers identifiés les plus en tension, dont le secteur sanitaire et social fait partie.
Parmi la palette de solutions proposées, un accompagnement des parcours de formation au métier d’aide–soignant via la Validation des Acquis et de l’Expérience (VAE) est proposé, en mode « hybride ». La validation des acquis de l’expérience ou VAE, permet aux salariés de décrocher une certification professionnelle sur la base de leur expérience. Elle devient « hybride » lorsque le salarié est accompagné dans la constitution de son dossier grâce à un diagnostic qui permet de repérer les compétences déjà acquises, et donc de réduire la durée de formation.
14 demandeurs d’emploi du bassin de Nancy bénéficieront de cette VAE hybride grâce à une aide régionale de 70 000 euros.
Tous les chemins mènent à Rome !
A travers ses politiques jeunesse et culture, la Région Grand Est encourage l’épanouissement et l’ouverture d’esprit des lycéens pour qu’ils deviennent des citoyens éclairés, curieux et actifs. Dans cette perspective, elle a répondu favorablement au projet d’éducation artistique et culturelle proposé par l’Académie de France à Rome Villa Médicis.
Institution culturelle d’excellence, la Villa Médicis accueille depuis 1666 des artistes et des chercheurs de toutes disciplines.
Le programme pédagogique intitulé « Résidence pro » permet à des lycéens en section professionnelle ou agricole de vivre une expérience unique de résidence à Rome pendant une semaine, point d’orgue d’un travail spécifique mené tout au long de l’année scolaire. Le projet consiste à concevoir et réaliser un chef–d’œuvre collectif de classe, en lien avec la formation des élèves et contenant par ailleurs une référence à la culture romaine. Dans ce cadre, la Région lance un appel à candidatures pour la Résidence pro 2023 sur le thème « Métiers d’art et art de vivre », à destination des lycées proposant des formations aux métiers d’arts, à la restauration, à l’hôtellerie, à l’alimentation et aux soins personnels. Les établissements retenus débuteront leurs travaux en septembre 2022 et iront à Rome du 8 au 12 mai 2023 pour présenter leur chef–d’œuvre. 10 jeunes entrepreneurs bénéficiaires du dispositif « Grand Est entrepreneuriat des jeunes », dont l’activité est liée au thème retenu, intégreront également le dispositif. Au total, ce sont environ 300 jeunes qui auront la chance de partir à Rome.
La Région financera les frais de déplacement et de séjour des participants à hauteur de 250 000 euros.
La Région Grand Est au plus près de ses territoires avec des aides et actions en faveur :
Du territoire meurthe–et–mosellan :
Un nouveau pôle restauration pour le campus des lycées de Lunéville
Approuvé par la Région en 2018, le projet du Campus des lycées lunévillois regroupera les trois lycées de la ville (Bichat, Boutet de Monvel, Lapie). Il comprend l’aménagement de six pôles d’enseignement pédagogique et des bâtiments mutualisés à usage d’administration, vie scolaire, restauration et internat.
Dans le cadre de la commission permanente de ce jour, la Région a voté un engagement de près de 7,5 millions d’euros pour la construction du pôle restauration du Campus, avec une capacité d’accueil de 1 900 repas/midi. Les travaux qui débuteront cette année devraient s’achever fin 2024. L’objectif est d’avoir un fonctionnement qui offre davantage de qualité dans les assiettes, et permet d’obtenir plus de produits.
Du territoire haut–marnais :
660 000 euros pour le Pôle d’Echanges Multimodal (PEM) de la gare de Saint–Dizier Pour la Région, l’attractivité des villes dépend des facilités pour la vie quotidienne offertes par la qualité de l’aménagement urbain et de la valorisation de leur potentiel. Afin d’offrir aux usagers de meilleures conditions d’accès, de stationnement, d’accueil et dans un souci de développement de l’éco–mobilité et du tourisme, la Région Grand Est, aux côtés de la Ville de Saint–Dizier, s’est engagée en faveur du réaménagement du parvis de la gare dans le cadre de l’opération « Saint Dizier – Cœur de Ville ».
L’objectif est de créer un véritable lieu d’échanges multimodal pour favoriser l’utilisation des modes de transport en commun, dans le cadre d’un aménagement paysager et végétalisé de haute qualité.
Parmi les travaux qui seront mis en œuvre, on peut notamment citer la réalisation d’un cheminement piéton afin de sécuriser le parcours des usagers, la réorganisation et le développement des places de stationnement dédiées aux voitures (119 places) comprenant l’installation de 4 bornes de recharge pour les véhicules électriques, la création d’un dépose minute, d’une piste cyclable rejoignant le réseau de la ville, et de 28 places de stationnement sécurisé pour les deux roues, l’aménagement des 9 quais de bus et des espaces verts à proximité.
Sur un coût global de plus de 5,7 millions d’euros, la Région Grand Est participera à hauteur de 660 000 euros.
800 000 euros seront également accordés dans le cadre des fonds FEDER.
Organisation du transport scolaire en Haute–Marne
La Région Grand Est organise le transport scolaire pour près de 7 700 élèves en Haute–Marne. Ces services de transport scolaires font l’objet d’un partenariat fort avec les territoires et notamment avec neufs autorités organisatrices de second rang (AO2) qui assurent des missions de suivi et contrôle du fonctionnement des services de transport : la Communauté de Communes du Grand Langres, la Communauté de Communes des Savoir–Faire, le Syndicat Intercommunal de Transport Scolaire (SITS) de Poissons, le Syndicat Intercommunal à Vocation Scolaire (SIVOS) de la Vallée de l’Aube à Cirfontaines en Azois, le Syndicat Mixte de Transport par Car (SMITCAR) de Wassy, la Communauté de Communes d’Auberive, Vingeanne et Montsaugeonnais, le Syndicat Mixte Intercommunal à Vocations Multiples (SMIVOM) de Bourmont, le Syndicat Intercommunal de Transport Scolaire (SITS) d’Arc–en–Barrois, et le Syndicat Intercommunal de Transports (SIT) de Doulaincourt.
Les marchés de transport scolaire seront remis à la concurrence à horizon de septembre 2023. Le partenariat actuel avec les AO2 hérité des usages du Département, est donc prolongé jusqu’à cette échéance.
Poursuite des travaux de l’Ecole Nationale d’Osiériculture et de la Vannerie (ENOV) du Lycée horticole de Fayl–Billot
La Région Grand Est met en place des conditions favorables à la réussite de chaque lycéen sur son territoire. Elle construit, gère et entretient ainsi les bâtiments des lycées. Depuis 2014, elle s’est engagée dans un programme de restructuration de l’ENOV située à Fayl–Billot, préservant un patrimoine remarquable dans cette commune. La vannerie est un élément majeur du patrimoine culturel et du développement économique de la Haute–Marne, c’est pourquoi la Région soutient une offre de formation locale pour ce secteur.
La première tranche comprenait la restructuration partielle du bâtiment principal, la démolition de deux bâtiments annexes désaffectés, et la réalisation de 11 places d’hébergement. Face au succès de l’hébergement de proximité proposé, la deuxième porte sur la réalisation de 16 chambres individuelles supplémentaires au deuxième étage du bâtiment principal et traitera de surcroît les aménagements paysagers extérieurs qui seront réalisés d’ici septembre 2022.
A l’occasion de cette commission permanente, la Région Grand Est a approuvé les opérations de travaux de cette deuxième tranche, portant ainsi le budget total de la rénovation à 5,8 millions d’euros.
Du territoire ardennais :
A la reconquête du patrimoine bâti dans les Ardennes
Les Ardennes possèdent de multiples atouts : un patrimoine naturel et historique remarquable, des savoir–faire reconnus en matière économique et industrielle, une situation géographique stratégique, ainsi que de bassins de vie dynamiques. Le département est confronté à une fragilité démographique, économique et sociale, avec une diminution de sa population et un taux de chômage élevé.
Pour répondre à ces enjeux majeurs et renforcer son attractivité, l’Etat a signé le 15 mars 2019 un « Pacte stratégique pour les Ardennes », auquel la Région Grand Est s’est immédiatement associée. Dans ce cadre, une démarche de reconquête et de valorisation du patrimoine bâti ardennais a été lancée afin d’améliorer le cadre de vie et l’attractivité du territoire.
Lors de cette Commission Permanente, la Région Grand Est a ainsi décidé de soutenir 27 projets de rénovation ou de restauration portés par différentes communes du département, à hauteur de plus de 287 000 euros. Parmi ces projets, on peut notamment citer : la rénovation des toitures de la mairie et de l’école de la commune d’Arreux, la réfection de la toiture de l’église de la commune de Maubert–Fontaine, la restauration des façades du bâtiment accueillant la mairie, des logements communaux et des services médicaux à Liart, etc.
