Près de 400 personnes dans la rue malgré le vote de la censure qui signe la fin du gouvernement Barnier

« Nous ne nous battons pas contre un gouvernement mais contre une politique », indique l’Intersyndicale qui a décidé de maintenir la mobilisation.

« Les ministres qui se succèdent, sont sourds à nos revendications, dénoncent les syndicats. Nos conditions de travail se dégradent, les moyens se réduisent. Nous avons des agents sous pression, des missions qu’il faut assurer dans l’urgence. Quand on détruit les services publics, c’est la société qui est maltraitée ».

Une mobilisation particulièrement suivie dans l’éducation, avec 57% des enseignants du premier degré et 30% de ceux du secondaire en grève dans les Vosges d’après les syndicats.

Un rassemblement était organisé en parallèle à l’hôpital de Saint-Dié-des Vosges et plusieurs cantines scolaires ont fermé.

Cette mobilisation marque la colère des travailleurs de la fonction publique. Même les agents étaient dans la rue contre l’austérité, pour une augmentation de leur salaire, pour des moyens et des postes, pour des conditions de travail correctes et l’annulation des 3 jours de carence et de la baisse de l’indemnisation maladie, mesures qui ont mis le feu aux poudres !

Le message est clair. Les manifestants veulent dire au futur gouvernement qu’ils sont prêts à se battre pour retrouver un service de qualité. Il serait temps de mettre fin au chaos en écoutant la rue, cette France qui travaille, ne boucle pas ses fins de mois et se sent méprisée.